Tout seul je ne suis pas assez nombreux

performance (100')
d'Odile Darbelley et Michel Jacquelin

Samedi 29 septembre à 22h
Dimanche 30 à 18h
montévidéo
12 / 8 / 8 euros


TOUT SEUL JE NE SUIS PAS ASSEZ NOMBREUX
Avec : Odile Darbelley, Laetitia Llop, Pierre Clarard, Chicco Gramaglia, Michel Jacquelin
 
Régie : Vincent Bossu

Avec la participation de : Claude Bokhobza, Jerry Di Giacomo, Dany Kanashiro, Guy Vouillot et le chat Petruccio
Et la collaboration de : Florence Hermitte (son), Cyril Hernandez (musique).
Texte écrit avec la collaboration plus ou moins volontaire de Sherman Alexis, John Cage, Pierre Clarard, Jonathan Coe, Merce Cunningham, Chicco Gramaglia, Bertrand Lavier, Laetitia Llop, Jean Renoir, Marce Runningag, Stockhausen, Léonard de Vinci, Ludwig Wittgenstein.



Marce Runningag développa dans son ballet manifeste "Plus haut que ne saute le rat" les fondements de la Poussiv'dance dont il formalisera les principes dans un texte " Pour en finir avec la danse contemporaine", publié en 1982 dans l'indifférence générale et dans le New Jersey. Il fut Influencé aussi bien par les danses Åsa et Iso que par certaines expériences des surréalistes ou par le cinéma : "J'adopte disait-il, le point de vue de l'indien quelque part entre Keaton et Vertov ".
La Poussiv'dance repose sur des principes simples :
Ce ne sont pas les questions les plus intelligentes qui donnent les réponses les plus intéressantes, mais à force de poser des questions il faut s'attendre à des réponses.
Tout homme est une sculpture et l'activité humaine aussi minime soit-elle est une oeuvre d'art. La poussiv'dance est donc de l'art et réciproquement.
La poussiv'dance dure le temps que la grâce prenne.
La poussiv'dance est plus une question d'expérience qu'une question d'images, autrement dit la poussiv'dance n'est pas une image mais toutes les images qu'on peut avoir d'une expérience.
La poussiv'dance est une danse pour corps mous car les temps sont durs.
Le théâtre de la poussiv'dance c'est là où l'on s'assied pour voir bouger le monde, l'image c'est le réel à l'endroit.
La poussiv'dance est la providence de la danse, n'est-elle pas?

 

 

 

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Michel JACQUELIN
Après avoir été reçu en 1982 à l’Agrégation d’Arts Plastiques et avoir soutenu en 1990 sa thèse sur la photographie, il mène en parallèle deux activités : celle de plasticien (il expose entre autres au CREDAC et pour la Galerie Michèle Chomette) ; et celle de photographe pour le théâtre et la danse (il photographie en particulier les spectacles d’A. Vitez, T. Kantor, P. Bausch, C. Régy, W. Forsythe et collabore à de nombreuses revues comme Théâtre/Public, La Revue du Théâtre, Mouvement). Il aborde la scénographie en 1992 (spectacles de R. Dubelski, C. Jehanin, M. Guerre, C. Bokhobza, C. Hernandez, X. Marchand et O. Grandville). Il crée à partir de 1993 ses propres spectacles/performances en collaboration avec O. Darbelley : Les Témoins Oculaires, Victor Singelshot scénographe, F.K./M.J. Séance de scrutation photographique.



Odile DARBELLEY
Elle entreprend une formation de comédienne (Y. Sévasticoglou, A. Vitez, J. Lassale) tout en poursuivant des études universitaires à Paris III (maîtrise de Lettres Modernes et D.E.A. de Théâtre). Elle est co-responsable de la chronique "Arrêt sur image" à Théâtre/Public. Elle pratique régulièrement la musique et la danse.



Odile Darbelley et Michel Jacquelin créent ensemble, à partir de 1996 plusieurs spectacles, performances ou expositions : Hans K., un cas de figure, Le Vivarium (sur un texte de G. Didi-Huberman), Les bas morceaux de l’Odalisque, A play for web, Grandeur nature, Tout doit disparaître (vernissage). Ils développent à partir de 1996 un triptyque de spectacles, Vvert célacon The Living Ready-Made (une oeuvre de Duchamp Duchamp), La Chambre du Professeur Swedenborg et Dispositif pour une rencontre avec les Åsa chasseurs de météores (L’Antichambre D’A. Pophtegme). L'ensemble est créé au festival d'Avignon 2001 sous le titre : Un lièvre qui a des ailes est un autre animal. Ils publient aux éditions Actes Sud Du lard à l’art en 2001. Ils créent en 2003 au Théâtre du Rond Point Tout seul je ne suis pas assez nombreux par le Contemporary Poussiv’Dance Group, puis imaginent Le Grand Feuilleton, feuilleton théâtral en 5 épisodes mettant en scène le Groupe Albert Pophtegme (Les tortues dorment toutes nues sous leur carapace, Festival d’Avignon 2003 (annulé), À l’ombre des pinceaux en fleurs et D’où vient la lumière dans les rêves ?, Festival d’Automne 2003, Le temps que la grâce prenne Théâtre Garonne 2004, Rouler comme un Loukoum dans le stuc CDDB de Lorient 2004). Par ailleurs, ils ont réalisé l’affiche du Festival d’Avignon 2003. Ils créent la performance Go between au Festival d’Avignon 2005 ( 25ème heure).  Combien de temps ça dure ? cela dépend de votre enthousiasme créé au festival Les Informelles 2005 (Marseille) sera repris à Paris à La Ménagerie de Verre. En 2006, ils reprennent Victor Singelshot Scénographe, une installation entre théâtre et photographie, à St Jacques de La Lande et créent Tout  le bonheur est à l’intérieur à Thionville. Ce spectacle sera repris à Evry, Nantes et Toulouse avant d’être joué à Paris. En 2007 également, L’art Tangent  fait l’objet d’un livre (publié aux éditions Actes Sud) et d’une première exposition au Frac Alsace (suivront celles du Frac PACA et de la scène nationale de Vandoeuvre-les-Nancy). La partie de Billard Tangent, performance, est créée au Frac Lorraine en avril 2007. 

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