| Gens de Séoul 1919 |
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spectacle théâtre - temps fort japon - (120')
Du 28 septembre au 13 octobre
Création / actOral.6
FRANCK DIMECH
Franck Dimech est metteur en scène. Après 10 ans de collaboration avec la compagnie Les foules du Dedans, Franck Dimech fonde la compagnie le Théâtre de Ajmer en 2002. Il choisit de développer une nouvelle structure, dans la perspective de créer une dynamique particulière autour de la langue française, avec le désir de développer des liens et des échanges avec des structures internationales.
Entre 2002 et 2004, Franck Dimech propose une trilogie sur la langue avec le projet Variations sur l’amour. Il crée L’Echange de Paul Claudel. Puis il enchaîne avec Quartett d’Heiner Müller et clôt sa trilogie avec Pélléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck.
En 2005, il invite des acteurs à participer à des discussions où chacun doit se positionner, politiquement et esthétiquement, au regard du contexte culturel français. Franck Dimech propose alors à un ensemble d’acteurs de s’engager dans une réflexion sur le théâtre comique. Après Kafka comédie de Franzobel, crée en 2005, il mettra en scène à l’automne 2007, Gens de Séoul 1919, d’Oriza Hirata.
Gens de Séoul 1919 (écrit en 2000) est le second épisode de la saga des Shinozaki, de riches papetiers japonais venus s’établir à Séoul, en Corée, au début du siècle dernier. La pièce fait écho à Gens de Séoul, composée en 1989 par Oriza Hirata, laquelle relatait une journée dans la demeure des Shinozaki, un mois avant l’annexion de la Corée par les troupes japonaises. L’épisode Gens de Séoul 1919 se déroule dans le même lieu, dix ans plus tard, le jour de l’insurrection du peuple coréen contre l’occupant.
Dans l’une et l’autre pièce, on assiste au morne quotidien d’une communauté de colons effritant son ennui et invoquant le souvenir du pays lointain. Dans cette ruche ouverte aux quatre vents, les conversations se succèdent au rythme de visites et d’évènements incongrus. En filigrane de ce quotidien huilé, fait d’images d’Epinal et d’insouciances, les maîtres s’entretiennent au nez des autochtones coréens – leurs domestiques – des bienfaits de la colonisation.
Gens de Séoul 1919 est une sorte de « Dallas en négatif », une dynastie où l’on retrouve des protagonistes gâtées par 10 années d’opulence : les fils se sont mués en père de famille et les âmes rebelles ont fini par regagner le moule. Gens de Séoul 1919 est une pièce qui sublime les décalages : décalage générationnel entre des aînés repus et une jeunesse qui se cherche ; décalage entre les enjeux des communautés japonaises et coréennes : pendant que les maîtres s’amusent à tripoter les bourrelets graisseux d’un sumo venu de métropole, les domestiques coréens quittent la scène pour se greffer à la rumeur de la révolte qui enfle dans les rues de Séoul. (...)»
Franck Dimech, avril 2007
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