19 ballets ciselants
écrits de la danse
Conception Olivia Grandville / D’après des propositions chorégraphiques de Maurice Lemaître et Isidore Isou
le 16 octobre à 21h45 • Théâtre de la Cité Internationale
40’
1 spectacle 5€ ; Pass soirée 21/14/10€
Premier Sonnet Gesticulaire
Chorégraphie Maurice Lemaître (partition de la danseuse) (Grassin 1960)
Suivi de
14 petits ballets
La promenade
Recherche pour un ballet infinitésimal
Le Quasi Anti –Ballet
Déclaration sur la personne humaine
Textes Isidore Isou extraites de : Ballets Ciselants (Altmann 1965)
Danseuse de formation, Olivia Grandville développe parallèlement à ses activités de chorégraphe une pratique d’enseignante, d’improvisatrice et interprète.
Fondé par Isidore Isou en 1946, le lettrisme se veut un processus de création radicale et globale, un système d’écriture autour non plus des mots, mais des lettres, des sons et des signes.
La méthode s’applique à quasiment tout les domaines du savoir, entre autre la philosophie, la mécanique, les mathématiques, la théologie, l’économie , le roman, la peinture , le théâtre , la pantomime , la danse….
En 1953 Isou publie le Manifeste de la danse Ciselante où, dénonçant « les positions classiques », et « le chaos de la danse libre » il se propose de rénover entièrement l’art chorégraphique. Quelques années plus tard Maurice Lemaître, compagnon de la première heure, présentera au Théatre Récamier ses propres chorégraphies dont il publie les partitions dans La Danse et le Mime Ciselant.
Totalement oubliés depuis 1965 , « ces chorégraphies à lire » n’ont à ma connaissance jamais été porté à la scène.
Au delà de l’intérêt de les faire découvrir , les théories qu’elles déploient témoignent d’une formidable inventivité visionnaire, en même temps qu’elles dessinent une sorte d’empreinte historique de la danse en France au tournant des années 50.
Dans leur acharnement à s’attaquer au fondement du Ballet pour trouver de « nouvelles manières », Isou et Lemaître pulvérisent littéralement l’art chorégraphique de leur temps et pose avec un humour ravageur les bases d’une réflexion qui continue d’agiter la danse contemporaine d’aujourd’hui.
« La question n’est plus de savoir si l’artiste sait ou non danser mais s’il veut ou non danser »
Au delà du sourire, ce pressentiment « de la mort et de la destruction du ballet qui se suicidera un jour comme tous les arts », venu du passé comme un oracle, ne peut que nous interroger sur ce qui pourrait renaître dans les corps d’aujourd’hui alors même que nous avons franchi le pas de cette destruction .
19 Ballets Ciselants est la troisième proposition autour de la danse lettriste réalisée depuis 2008 et s’inscrit dans un projet plus vaste intitulé Le Cabaret Discrépant.

© Isou Lemaitre
En partenariat avec le Théâtre de la Cité Internationale.