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Jean-Christophe Meurisse / Les Chiens de Navarre

L’Autruche peut mourir d’une crise cardiaque en entendant le bruit d’une tondeuse à gazon qui se met en marche

Le 12 octobre à 22h00, le 13 octobre à 21h00
Du 12  au 13 octobre

Montévidéo

Durée : 1h

12€ / 8€

Création collective : Chiens de Navarre // Dirigé par : Jean-Christophe Meurisse // Avec : Caroline Binder, Antoine Blesson, Robert Hatisi, Manu Laskar, Anne-Élodie Sorlin, Maxence Tual et Jean-Luc Vincent // Création lumières : Mikael Oliviero

Le collectif Chiens de Navarre - dirigé par Jean-Christophe Meurisse - célébrera, comme il se doit, l’amitié entre les peuples autour d’un verre de vin rouge.
« L’histoire ne se répète pas, elle bégaie  »
K.Marx

Quel que soit le contenu d’un spectacle aujourd’hui, certains artistes pensent autrement le théâtre. Que ce soit volontaire ou non, les recherches artistiques sont plus fondées sur la conscience critique, la vigilance, le doute, et une relation ouverte, quelque fois directe avec le public. Et peu importe si le traitement est humoristique ou non.
Loin de se draper dans le velours de l’austérité sentencieuse de la machine théâtrale, on ignore de plus en plus la pose. Le jeu s’invente ici et maintenant, dans le tâtonnement des possibles, en interaction avec la réalité du lieu et les imprévus du moment. Le théâtre n’obéit plus à une reproduction mécanique, mais se retisse chaque soir dans la trame de l’instant. Il y a comme quelque chose d’inachevé qui donne aux représentations une exultante vitalité, un étonnement perpétuel. Le rire retrouve ainsi toute sa puissance séditieuse et jubilatoire. Cette exigeante « désinvolture » bouscule bien des habitudes compassées. Et comprenez-moi, quels que soient l’écriture et les buts. On déforme les codes, les artifices, l’esthétique formelle et autres trémolos de la convention dramatique pour mieux réinventer le sens de ce que l’on raconte. Car ce naturel, au fond, n’a rien de naturaliste.
Maintenant, nous ne disons plus « et oui, chers spectateurs, regardez, je vais vous la faire », non, nous disons « Vous êtes prêts ? OK ? C’est parti ! » Et puis on remet son lacet parce que c’était un mauvais départ et puis on écorche un mot, on s’interroge sur son sens, on tremble et on y va. Et on y va vraiment, dans un premier degré de jeu, drôle ou poignant. Oui, on se détache de cette pression de l’incarnation, on détruit de plus en plus ce quatrième mur, on oscille entre distanciation et incarnation, entre analyse et émotion, ce qui déploie la force subversive du théâtre. Et le public joue avec vous. Et le public est bien plus fasciné par cette exigeante désinvolture. Les gens reviennent et reviendront bien plus encore dans ces nouveaux lieux vivants, étonnants, drôles, présents, insolents !
in Manifeste des Chiens de Navarre

chiensdenavarre.com

Production : Le Grand Gardon Blanc
Administration/Production/Diffusion : Antoine Blesson et Claire Nollez

Photo : © DR

Jean-Christophe Meurisse / Les Chiens de Navarre
Biographie(s) associée(s) : Jean-Christophe Meurisse