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Latifa Laâbissi

La part du rite

Les 8 - 9 octobre à 20h
Du 8  au 9 octobre

Théâtre Joliette Minoterie - Petite salle

Durée : 40 min

8€ / 6€ / 4€

Conception : Latifa Laâbissi // Interprétation : Latifa Laâbissi et Isabelle Launay // Dispositif scénographique : Nadia Lauro // Direction technique : Ludovic Rivière

Avec La part du rite, nous assistons à un exposé d’Isabelle Launay (enseignante-chercheuse en danse) sur les questions posées à l’art par les pratiques des danses amateurs dans l’Allemagne des années 20. Dans un dispositif scénographique conçu par Nadia Lauro, Latifa Laâbissi règle une partition qui perturbe d’emblée le discours et dans un corps à corps, elle manipule, agit, secoue, modèle sans relâche ni ménagement le corps de la conférencière, entrechoquant images et discours. Théorie et pratique se mêlent pour former un discours altéré, troué, construisant un récit disparate et poétique.
C’est donc dans un récit altéré qu’Isabelle Launay évoque notamment trois projets d’artistes en danse, Rudolf Laban, Martin Gleisner et Jean Weidt, dont les esthétiques et politiques furent fort différentes. S’il s’agit pour l’art, comme y appelait déjà Rimbaud, de « plonger dans l’inconnu pour trouver du nouveau » , comment l’expérience du mouvement, l’exploration du monde sensible peuvent se faire à cette époque moyens de transformation du monde ? Une des questions centrales de l’art et particulièrement en danse de ce début du siècle ne serait-elle pas d’articuler non sans difficultés rêve et éveil, régression et révolution, somatique et politique, puissance magique et puissance critique, primitif et contemporain, jeu enfantin et savoir de la tradition ? A défaut de quoi, l’art produirait des « oeuvres, » des “bibelots” (Carl Eistein), ou encore des « médicaments » qu’on vient chercher pour soigner une maladie avouable de la bourgeoisie cultivée” (Bataille), et non une force agissante, une image-acte qui ne laisse indemne ni l’objet ni le sujet. C’est aussi pourquoi on peut dire aussi que l’art est un jeu assez dangereux qui peut vite être celui d’apprentis-sorciers.

Production : Figure Project // Coproduction : Centre national de danse contemporaine Angers, CCN de Franche‐Comté à Belfort, La Passerelle, Scène nationale de Saint‐Brieuc // Prêt de studio : Musée de la Danse / CCNRB (Rennes), La Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab // Création à la Passerelle, Scène Nationale de Saint‐Brieuc, dans le cadre du Festival 360°- Vendredi 30 mars 2012.

Photo : © Domitille Chaudieu

Latifa Laâbissi
Biographie(s) associée(s) : Latifa Laâbissi