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Martin Crimp & Hubert Colas

Face au mur

Du 9 au 13 octobre à 20h30, sauf le 10 octobre à 19h00
Du 9  au 13 octobre

Théâtre du Gymnase

Durée estimée : 1h15

18€ / 12€

De : Martin Crimp // Mise en scène, scénographie : Hubert Colas - Diphtong cie // Traduction : Elisabeth Angel-Perez (L’Arche Editeur et Agent théâtral) // Avec : Pierre Laneyrie, Isabelle Mouchard, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard et Manuel Vallade.
(trilogie composée des pièces Whole blue Sky, Face to the Wall et Fewer Emergencies ; en français, Ciel bleu ciel, Face au mur et Tout va mieux)

Cela part de rien. Il y a des êtres. Ils sont simplement là.
Attendent-ils ou bien savent-ils quelque chose ? Quelque chose qu’ils vont nous révéler, nous apprendre, parce qu’ils sont là, devant nous, sans être des personnages. Il faut quatre acteurs nous dit l’auteur, 1 2 3 4. Ils viennent face à nous avec des mots simples mais très vite saisissants. Un reflet du monde nous parvient. Ce qu’ils disent, ce qu’ils décrivent, est comme là, sous nos yeux, une mémoire vivante de ce qui nous entoure dans les sociétés occidentales. Le calme semble-t-il… Et puis, tout à côté, ou peut-être même chez nous, tout vacille. L’effroyable au milieu du calme, du banal, arrive et nous frappe ou frappe des innocents, nos proches. Il nous vient alors des images, on se souvient des actes commis dans des lieux publics, une mairie, une école comme dans Face au mur où l’effroi et la violence entrent dans une banale salle de classe et sèment la terreur. C’est chez nous, dans nos quartiers, dans nos rues, dans nos maisons, que la terreur peut entrer à tout moment. « À l’abri de rien » pourrait être le sous-titre de ces trois pièces courtes. Sortant du théâtre, on nous apprend que pendant que nous étions bien assis confortablement sur nos fauteuils, à deux pas des êtres sont blessés, peut-être morts.
Ces trois textes avec légèreté, humour et une violence au sang-froid nous rappellent que le confort, où le plus grand nombre d’entre nous se repose, nous fait oublier toute une partie du monde. À tout moment, elle peut surgir face à nous, exprimant par n’importe quel moyen son désir de vivre. Exprimant peut-être par l’horreur, l’espoir d’une identité retrouvée. Si ces actes ne sont pas justifiables, rien ne justifie non plus que nos sociétés modernes ne recherchent pas, par de nouveaux chemins, une plus grande humanité entre les êtres.
Hubert Colas

Co-réalisation : Diphtong Cie - Théâtre du Gymnase

Photo : © Bellamy

Martin Crimp & Hubert Colas
Biographie(s) associée(s) : Hubert Colas
Martin Crimp