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Martine Pisani

Hors sujet ou le bel ici

Le 10 & 11 octobre à 20h30
Du 10  au 11 octobre

La Friche la Belle de Mai

Durée estimée : 1h

12€ / 8€

Conception : Martine Pisani // Interprètes : Christophe Ives, Theo Kooijman et Eduard Mont de Palol // Collaborateur visuel : André Guedes // Lumières : Alexandre Diaz et Ludovic Rivière // Textes : Paul Claudel, Daniil Harms, Christophe Ives, Jack Kerouac, Theo Kooijman, Stéphane Mallarmé, Eduard Mont de Palol, Martine Pisani, Jean-Paul Sartre et William Shakespeare
Remerciements à David Gordon, Natalie Lithwick, Martin Nachbar et Michèle Paldacci

Hors sujet ou le bel ici est parti du besoin de m’échapper des cadres formels et thématiques qui se sont imposés lors de nos pièces précédentes. J’ai imaginé revisiter librement certains motifs : choses que nous avons pensées mais pas faites, choses faites puis abandonnées, morceaux de choix hors sujet, choses gardées pour plus tard…
Les situations « hors sujet » sont délibérément hétérogènes et engagent autant le travail du geste que celui des mots. Nous avons employé les moyens du bord pour les représenter en explorant les divers niveaux de langage qui semblent les caractériser. Ce qui les réunit c’est le plateau sur lequel elles se déroulent, autrement dit « le bel ici ».
C’est aussi les trois protagonistes qui font tout pour naviguer d’un motif à l’autre, usant plusieurs moyens de communication.
Le spectacle se fait en même temps qu’il dit qu’il se fait là où il se fait.
En cours de travail, je me suis aperçue que le montage de ces éléments entre eux nous emportait selon un principe d’écho, de mise en abîme ou de dérives.
Qu’il fallait accepter et renforcer l’autonomie de chaque chose pour qu’elles ne se perdent pas en route et deviennent la partie d’un tout.
Que leur disparité initiale laissait parfois apparaître des significations inattendues.
Qu’en les assemblant, nous pouvions même donner une impression de continuité...
J’aime l’idée que le récit implique un narrateur et un destinataire qui doit imaginer l’action qui lui est racontée, que dans le récit il y ait un présent de la narration et un présent de l’action.
J’aime l’idée de pouvoir jouer sur 2 registres : montrer en faisant et/ou raconter sans faire...
Les choses faites sont-elles plus “vraies”que les choses racontées ?
Jouer avec ce qui est dit, ce qui est montré, ce qui est annoncé, ce qui est montré de ce qui est annoncé, ce qui est traduit de ce qui est dit...

Martine Pisani

Production : La compagnie du solitaire
Coproduction : Centre National de la Danse Paris (F) - Joyce SoHo Theater-NewYork City (US) dans le cadre du projet Fused - fabrik Potsdam (D)

Ce projet a été réalisé dans le cadre des Écrits de la danse.

Photo : © DR

Martine Pisani
Biographie(s) associée(s) : Martine Pisani