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Oriza Hirata & Franck Dimech

Gens de Séoul 1919

Du 28 septembre au 13 octobre à 20h00, les mardis & mercredis à 19h00, le dimanche à 15h00
Du 28 septembre  au 13 octobre

La Criée - Théâtre National de Marseille

Durée estimée : 1h30

21€ / 10€

Traduit du japonais par : Rose-Marie Makino-Fayolle // Avec : Edith Amsellem, Marcelle Basso, Camille Carraz, Mounira Chared, Che - Yi Chu, Jézabel d’Alexis, Catherine Duflot, Fabrice Dupuy, Eric Feldman, Hervé Haggaï, Uen Juan-Ping, Haïm Menahem, Fabrice Michel, Anne Naudon, Henriette Palazzi, Peggy Peneau, Isabelle Pietra, Sandrine Rommel, Laurent Vignaux // Dramaturgie : Didier Da Silva // Assistante à la mise en scène : Isabelle Pietra // Costumes : Lucie Durand, Chantal Rousseau.

« Gens de Séoul 1919 (écrit en 2000) est le second épisode de la saga des Shinozaki, de riches papetiers japonais venus s’établir à Séoul, en Corée, au début du siècle dernier. La pièce fait écho à Gens de Séoul, composée en 1989 par Oriza Hirata, laquelle relatait une journée dans la demeure des Shinozaki, un mois avant l’annexion de la Corée par les troupes japonaises. L’épisode Gens de Séoul 1919 se déroule dans le même lieu, dix ans plus tard, le jour de l’insurrection du peuple coréen contre l’occupant.
Gens de Séoul 1919 est une sorte de Dallas en négatif, une dynastie où l’on retrouve des protagonistes gâtées par 10 années d’opulence : les fils se sont mués en père de famille et les âmes rebelles ont fini par regagner le moule.
Gens de Séoul 1919 est une pièce qui sublime les décalages : décalage générationnel entre des aînés repus et une jeunesse qui se cherche ; décalage entre les enjeux des communautés japonaises et coréennes : pendant que les maîtres s’amusent à tripoter les bourrelets graisseux d’un sumo venu de métropole, les domestiques coréens quittent la scène pour se greffer à la rumeur de la révolte qui enfle dans les rues de Séoul.
Il y a dans la radiographie qu’Oriza Hirata opère sur la société humaine, l’image d’une nécrose dégénérescence qui nous guette tous, l’aspiration fainéante du sujet à coller au moule, et le retour à la cruauté comme ultime langage.
Sans céder à la tentation morale ou historique, Hirata nous met le nez dans nos miasmes identitaires. En cela, il me semble opportun que nous nous emparions de ce théâtre si proche et si lointain. Enfin, parce qu’il s’agit d’un théâtre qui célèbre, à sa manière, le rite d’une collectivité retrouvée, le choix d’une pièce d’Hirata revêt, pour nous, artistes français, un sens particulier. »

Franck Dimech

Ce projet est présenté dans le cadre du Temps Fort Japon.

Photo : © Tsukasa Aoki

Oriza Hirata & Franck Dimech
Biographie(s) associée(s) : Oriza Hirata
Franck Dimech