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Antonio Tarantino

Cara Medea & Torino Bacau Roma

Le 11 octobre à 19h30
Le 11  octobre à 19h30

Montévidéo

Durée : 1h

3€

Textes : Antonio Tarantino // Cara Medea est traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro et publié dans le Lexi Texte 11, Revue du Théâtre National de La Colline

Antonio Tarantino a étudié dans de nombreuses villes, suivant son père sous-officier d’artillerie dans ses mutations. À partir de 1950 à Turin, il suit un cours de graphisme publicitaire à l’institut Vittorio Veneto. Il apprend également l’art du design en fréquentant le cours du célèbre Raffaele Pontecorvo. Entre 1963 et 1965, il participe à des expositions collectives de graphisme et de design. Dans les années 1970, il exerce la profession de peintre dans un atelier de Turin. Les années 1980 sont celles de ses installations exposées à Turin et à Rome. Il entame en 1992 une carrière d’écrivain et reçoit plusieurs prix pour ses pièces mises en scène en Italie et à l’étranger : Stabat Mater (1992), Passione secondo Giovanni - Mistero per due voci (1992), Vespro della beate vergine (1993), Lustrini (1995), Materiali per una tragedia tedesca (1996), Stranieri (2000), La Casa di Ramallah (2002), La Pace (2003), Conversazioni (2004). En France, plusieurs textes d’Antonio Tarantino sont édités aux Solitaires Intempestifs.

Extrait de Chère Médée d’Antonio Tarantino, Lexi Textes 11, Théâtre National de la Colline, 2007-2008
Traduit de l’italien par : Jean-Paul Manganaro

« Qu’est-ce tu fais ? Tu pleures toi aussi mon vieux ? Mais qu’est-ce que tu viens pleurer... désormais le fait a été fait, tout est accompli et personne n’a le pouvoir de nous faire revenir en arrière, nous, avec nos erreurs, nos fautes... que rien que si j’y pense il me vient une rage... que dieu au moins aurait du nous faire avec une marche arrière... que si l’on se trompe une fois dans la vie on peut toujours s’y mettre une pièce, comme pour les chambres à air des vélos... T’as troué ? Pas d’problème, voilà la pièce et tout revient comme avant... tes enfants reviennent au monde, les blessures se cicatrisent et tous ensemble, moi et toi et nos créatures reprennent à pédaler sur le sentier amoureux de notre jardin fleuri... Ah, donne-moi un verre à moi aussi, mon vieux rencouillonné... Allons, viens, appuie-toi à moi... si j’ai survécu à Sobibor et toi à l’usine de torpilles de pula, c’est que ce soir un endroit quelconque pour dormir on va le trouver. Même si Dieu n’est là pour personne. »

Antonio Tarantino est accueilli dans le cadre d’une collaboration du festival actoral avec le Festival delle Colline de Turin.

Photo : © Iolanda Frisina

Antonio Tarantino
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