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Cycle de programmation

Du 29 septembre au 11 octobre, de 12h00 à 23h30
Du 29 septembre  au 11 octobre

Montévidéo / Friche la Belle de Mai / FIDMarseille

Entrée libre

Pour ce cycle de programmation vidéo, actoral prolonge les liens noués lors de ses différentes éditions avec le FIDMarseille, La Collection Lambert en Avignon & le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur et en tisse de nouveaux avec le Frac Ile-de-France / Le Plateau.

Diffusion de midi à minuit

Programmation

Monstres, Jan Kopp

L’intérêt de Jan Kopp pour l’intervention dans l’espace public inclut un regard critique sur l’espace médiatique. C’est une véritable appropriation de la fiction que certaines œuvres vidéo de Jan Kopp invitent le spectateur en décodant les éléments. Amoco est un plan-séquence unique et fixe, montrant non sans référence à Edward Hopper, une station service américaine filmée en plongée, de nuit et au ralenti.


Le temps qui reste (études musicales), Manon de Boer

Dans Le temps qui reste (études musicales), Manon de Boer poursuit l’exploration entre musique et cinéma engagée dans Presto-Perfect sound (2006). Cette nouvelle proposition déplace à nouveau le jeu d’écart et de proximité entre “ le vu et l’entendu ”. Elle nous offre deux traductions cinématographiques, tels deux mouvements ou deux « études » sur l’expérience de l’écoute.


The girl with X-Ray eyes, Phillip Warnell

Natasha Demkina jouit d’une certaine notoriété. Adolescente russe, étudiante en médecine, elle prétend être douée de seconde vue. Elle passe pour être capable de discerner clairement les organes intérieurs.


Noir-écran, Éric Pellet

En ouverture, un mot : lumière, lettres noires sur fond surexposé, typographie à la matière vibratile, palpable. Voilà le programme du film d’Eric Pellet. Il superpose plusieurs ambitions.


Home (stories), Ghazel

« Le film est inspiré d’une performance créée par Ghazel avec un groupe de demandeurs d’asile et de clandestins à Venise, en 2005. En octobre 2007, la réalisatrice retourne à Venise pour retrouver les participants. Dans un hall de bâtiment vide, ils présentent leurs dessins à la caméra fixe, expliquent leurs rêves d’Europe et de nouveaux foyers. Pour protéger leur identité, on les a masqué, une nécessité qui accentue la puissance et le caractère universel de leurs histoires, leurs espoirs et leurs rêves. Des voix off traduisent leurs récits en trois langues. »
Sirkka Moeller in catalogue FIDMarseille 2008


Adieu la rue des radiateurs, Vladimir Léon

Nina était moscovite. Elle a disparu il y a peu. Nina avait des amis. Parmi eux, des français, de longue date, Pierre et Vladimir Léon, l’écrivain Mathieu Riboulet. Les cinéastes ont filmé à Moscou, à Paris, des instants de leurs rencontres, à table, à blaguer, à fabriquer du souvenir. Riboulet, la mort survenue, a composé en prose ce qui s’appelait autrefois un tombeau, Le Regard de la Source. Aujourd’hui, c’est ce texte, lu par son auteur, que Vladimir Léon a filmé. En gros plan, l’exercice de la lecture : le visage de l’écrivain, l’atelier de la voix qui suit la lettre. À cet enregistrement scrupuleux se mélangent des plans anciens, home movies de la rue des radiateurs du temps où Nina y rayonnait.


Capitaine, par exemple, Thomas Bauer

« Voilà un capitaine par exemple, des seconds, des mousses, des personnages qui sont d’abord des acteurs. Voilà un texte qui se chuchote, des dialogues qui se monologuent, des confidences tanguées qui s’adressent au ciel, des confrontations aveugles, un récit qui se confond dans les méandres de ses complications. On l’aura compris, le secret qui importe ici, comme rarement, celui qui mène la barque, c’est avant tout celui de la représentation, celui du jeu, sécrétion de la vérité. »
Jean-Pierre Rehm in catalogue FIDMarseille 2008


Suite in amor, alto/basso/sotto, Fabrizio Ferraro

« Le film est articulé en trois moments. En amorce, la théorie, c’est alto. Longue réflexion sur ce qui est à construire, sur l’idée de gravité et la nécessité de la verticalité, voix off sur un seul plan fixe d’échaffaudage ceignant le faîte d’un clocher en restauration. La fiction ensuite, avec basso : le mouvement horizontal. Une cavale en road movie du personnage central, figure et emblème du travailleur manuel, qui fuit après une échauffourée avec un contremaître suite à la chute d’un de ses collègues sur un chantier. Enfin, poursuite de cette errance, sotto. Il s’agit de poursuivre les lignes d’un horizon scruté et de les lier avec les desseins du personnage. Paysage à construire, donc. »
Nicolas Féodoroff in catalogue FIDMarseille 2008


Arriba ! Desde abajo, Élise Florenty

« Arriba ! Desde abajo, est la réunion définitive en diptyque de deux vidéos : Autops, 2007 et El juego del no, 2007.
Dans Autops, un étudiant en architecture évoque de façon subjective les disparus – passés ou récents – de la dictature argentine. Dans sa mémoire, s’entrechoquent des fragments de discours politique, de graffitis, de paroles de chansons... [...] Il en résulte une avalanche de mots qui s’entravent les uns les autres. [...] En parallèle, donc, est projetée El juego del no, qui nous fait assister à l’entraînement intensif d’une « murga », danse urbaine à mi-chemin entre la parade militaire, la self-défense et le break dance. Faisant face aux non-dits et au silence, la vidéo privilégie des moments d’apprentissage et de transmission. L’ensemble, qui multiplie les coïncidences de tout type au rythme de la murga, plonge le spectateur au cœur d’une tension dramatique pour une vision trouble et pourtant captivante des évènements.
 »
Xavier Franceschi


Automatic Writing, William Kentdrige

Automatic Writing est une vidéo d’animation réalisée à partir d’une centaine de dessins au fusain noir qui montrent un homme attablé cherchant l’inspiration. Des dessins d’architecture ou d’urbanisme se mêlent à des pages d’écriture, au rythme de la musique.


Shades of Destructors, Mark Leckey

Dans Shades of destructors, Leckey reprend le système du montage d’images qui le caractérise, mais on pourrait aussi considérer cette pièce comme sonore tant il donne d’importance à la transformation des voix, à leur musicalité et à la musique produite avec son groupe comme B.O.


Desire management, Noam Toran

Présenté à la Biennale d’Architecture de Venise en 2004, Desire Management est une installation composée de trois objets. Le premier est un lit qui reproduit la forme réduite d’un terrain de base-ball et dissimule des tiroirs dans lesquels se trouvent un c.d. et un lecteur qui diffuse le son d’un arrosage automatique et son costume pour y jouer. Le deuxième est un équipement qui permet à un aspirateur d’opérer des mouvements horizontaux ou verticaux continus sans l’aide de qui que ce soit. Le dernier est un « trolley » modifié, ce chariot manœuvré par les hôtesses et les stewarts dans les avions.


Hameln, Anna Gaskell

Dans la vidéo Hameln 1284, Anna Gaskell s’inspire du conte du même nom qui narre la tragique histoire du joueur de flûte et charmeur de rat qui par le son de son instrument conduisit les enfants à la noyade. Le rythme est directement inspirée par l’irrésistible attraction dont sont victimes les enfants du conte : petites formes noires filmées de dessus et s’agitant fébrilement sur la neige, ils accélèrent soudainement leurs déplacements pour finir par sortir du champ, comme entraînés inexorablement par quelque force mystérieuse… Monté en boucle, le film alterne donc présence d’une foule miniature et grouillante, et blancheur de la surface enneigée seulement marquée des pas des enfants, la musique d’Edvard Greig scandant de manière presque hypnotique l’évolution du groupe et de ses mouvements saccadés.


Good Song, David Shrigley

David Shrigley réalise le clip de la Good Song de Blur. L’histoire d’un être fantastique mi-homme mi mouche qui tombe amoureux d’un écureuil. Ce dernier par mégarde confond sa tête avec une noisette, et le deguste... On retrouve ici tout l’humour noir de David Shrigley, sa poésie cynique.

Who I am and what I want, David Shrigley

Dans la vidéo Who I am and What I want, réalisé avec Chris Shepherd, David Shrigleyl se fait plus incisif, plus politique ; La vie de Pete (ses boulots, ses crises, ses envies et ses frustrations) est un miroir qui nous confronte avec humour à l’absurdité de nos civilisations.


Rougir, Baptiste Croze

Fraîchement diplômé des Beaux-Arts de Grenoble, la vidéo Rougir de Baptiste Croze ne renvoie en rien aux codes de la féminité ou de l’homosexualité mimant les codes de la femme. Davantage associé à la filiation des performances de Vito acconci qui dans les années 70 se faisait recouvrir le corps de baisers. Il utilise le rouge à lèvres comme d’autres artistes utiliseraient un tube de peinture. Il peint son corps en rouge, vidant ce geste de tout érotisme, de tout fantasme sexuel.

La Collection Lambert en Avignon & le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur / montévidéo / Friche La Belle de Mai / FidMarseille

Élaboré en collaboration avec le FIDMarseille, le Frac Ile-de-France / Le Plateau

Photo : © Jan Kopp