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Bad Beuys Entertainment, Cécile Bicler, Keren Cytter, Valérie Mréjen & Julie Vayssière

Tu fais quoi dans la vie ?

Les 3, 6 & 7 octobre à 22h30
Du 3  au 7 octobre

La Friche la Belle de Mai

Durée : 1h

5€ / 3€

Avec des vidéos de Bad Beuys Entertainment, Cécile Bicler, Keren Cytter, Valérie Mréjen et Julie Vayssière

« À propos d’auteur inclassable, Valérie Mréjen est une plasticienne commettant des incursions poussées et revendiquées vers d’autres domaines tels que la littérature et le documentaire. Sa production plastique, majoritairement d’ordre filmique, s’articule autour d’un intérêt pour des individus, des communautés et leur histoire, mais aussi et surtout leur perception subjective de ces situations. Triangle propose de porter un regard attentif à la façon dont Mréjen s’attache à investir tous ces genres (arts plastiques, écriture, documentaire…) de façon simultanée, à travers l’œuvre d’autres artistes aux préoccupations similaires. S’affirme par là le côté irrémédiablement païen et hybride de l’art contemporain et des productions de ceux qui souhaitent s’y voir rattachés : les artistes jeunes et moins jeunes ont notablement exploré les modes de production culturelle adjacents, édition, cinéma, spectacle vivant, comme autant de territoires vierges à contaminer par des réflexions dépassant les cadres narratifs traditionnels… ainsi que leur public. (...) »
Dorothée Dupuis

Kane, Cécile Bicler
Vidéo, 10’, 2004

« J’aurais voulu être une monteuse... Monter pour moi c’est avant tout effacer, éliminer, perdre ; bref, c’est faire mon propre massacre et tout tuer pour n’en sauver que quelques uns : mes élus. Je suis une collectionneuse de films d’horreur. Je travaille à partir de cassettes VHS originales. Je ne me soucie pas des droits d’auteurs ou d’éditeurs pour le moment. Mon travail actuel consiste à choisir et à limiter mes rushes, à les couper encore plus qu’ils ne le sont déjà de leur origine. Je veux qu’ils se perdent dans leur identité de "bouts" et qu’ils se confondent avec ma sensibilité. J’ai peut être un attachement passionné vis-à-vis du film que j’achète. Je le respecte en tant que tel et c’est avant tout l’amour du film d’horreur qui me pousse à le disséquer. Mon expression depuis quelques temps se limite au fait de choisir, de couper, d’arrêter une image. » (propos de l’artiste de 2003)


Alla Ricerca di Fratelli (In Search for Brothers)/Una Forza che viene dal Passato (A Force from the Past), Keren Cytter
Installation composée de 2 vidéos, 20 min, couleur / son, 16:9

Ces deux films de Keren Cytter, réalisés à l’occasion de Manifesta 7, jouent sur l’image de l’Italie et de son cinéma des années 60 (majoritairement celui de Pier Paolo Pasolini et Federico Fellini). Combinant plusieurs histoires, qui chacune articulent plusieurs points de vue, les films mettent l’accent sur des problématiques morales et religieuses au travers du comportement des personnages. Les acteurs sont issus de la population locale Trentinoise et des environs ; les décors sont ceux de la ville et Trente, ses lieux de rencontres habituels. Les histoires se déroulent telles un flux de conscience, accentuées par des techniques cinématographiques et théâtrales. Le résultat est un collage confondant de lieux et de personnages connectés par le récit et le texte.


SICTOM épisode 9, Bad Beuys Entertainment
Vidéo, 15’, 2001

SICTOM tire son nom des usines de retraitements des déchêts parisiens situées en proche banlieue. Cette série « soap-opéra » fut tournée pendant un an, clandestinement, dans les show-room de célèbres grandes surfaces de meubles en kit. La série utilise l’organisation spécifique de ces magasins, superposant l’univers aseptisé des sitcoms et un idéal de vie « cheap » et « design ». Le scénario de SICTOM malmène peu à peu l’histoire de ses protagonistes dans les chambres, salles de bain, salles de séjour, bureaux, cafétérias des showrooms des magasins utilisés tels quels comme décors du feuilleton. Un monde en kit né des besoins d’un espace de vente, coquille vide parfaite pour accueillir les scènes, les crises successives et stéréotypées de ces personnages de fiction.


Sans titre, Julie Vayssière
Vidéo, 3’, 2004

On suit dans cette vidéo plusieurs protagonistes identifiés seulement par leur vêtement de couleur : sans parole, la narration est uniquement composée de trajets, de gestes, d’interactions. Jouant sur le flou des images et des points de vue, la vidéo propose un regard sur la perméabilité des environnements urbains et les sensations qu’ils provoquent.


Chamonix, Valérie Mréjen
Vidéo, 13’, 1998

Chamonix
 fut
 tourné
 lors
 d’une
 résidence
 au
 Fresnoy
 et
 en
 16mm.
 Valérie Mréjen,
frustrée 
de 
ne 
pas
 avoir 
utilisé 
certains 
souvenirs 
qui 
lui
 avaient 
été
 racontés 
précédemment,
 décide
 d’en 
faire 
un 
film,
 Chamonix 
(du 
nom 
du
 gâteau
 éponyme).
 Comme 
dans 
les précédents 
Portraits 
filmés
, 
face
 à 
la 
caméra,
 neuf
 personnages
 racontent
 chacun
 un
 souvenir.
 « 
 Ce
 qui
 me
 plaisait
 bien
 dans
 Chamonix ,
c’est
 que
 s’est
 constituée 
une 
équipe,
 avec
 un
 sentiment 
d’équipe 
 : 
il
 y
 a
 des
 membres
 de
 l’équipe
 dont
 l’histoire
 est
 racontée
 par
 d’autres.
 La
 photographe
 de
 plateau
 et
 la 
régisseuse,
 toutes
 deux
 étudiantes,
 ont
 également
 joué
 dans
 des
 plans
 tournés
 à
 la
 fin,
 car
 il
 nous
 restait
 du
 temps
 et
 de
 la
 pellicule

 ».

Une proposition de Dorothée Dupuis pour Triangle France

Photo : © DR