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Xavier Boussiron

On connait le penchant de Boussiron pour les mondes parallèles et le devoir de mémoire.
Il suit des études d’art, mais son point d’ancrage est la chose musicale qui ouvre la voie sur le reste du monde.
Plasticien de passage, un temps tenancier de galerie d’art, vendeur de vin et de planche à voile ou travaillant à la chaine des amortisseurs chez Peugeot dans les périodes creuses, il devient aussi « dramaturge finlandais » selon les dires de Sophie Perez qui l’engage dans la compagnie du Zerep, d’abord en tant que compositeur, puis en tant que co-auteur (ils conçoivent ensemble des spectacles qui s’adressent à ceux qui n’aiment pas le théâtre et ont réalisé une douzaine de pièces depuis 1998, présentés dans les plus grand théâtres parisiens, entre autre…). Il a collaboré avec des artistes aussi divers que Dominique Gonzalez-Fœrster, Claudia Triozzi, Marco Berettini, Stéphane Bérard, Nathalie Quintane ou Mike Kelley et son Destroy All Monsters. Il mène avec Arnaud Labelle-Rojoux Le manifeste de la passion triste, projet illimité à travers lequel ils ont réalisé des expositions (Le Miracle familier), un livre (Le Cœur du Mystère) et disque (Le Point d’Orgue Musical).

Depuis 1995, il a édité, via son propre label Suave, des disques étranges en dehors des ornières et des préoccupations de l’industrie musicale. Notamment, Rien Qu’un Cœur de Poulet (qui revisite les standards de Roy Orbison, joué à l’orgue), Donne-moi Ton Sperme (dans le genre sleazy French-Touch, avec Stéphane Bérard), Menace De Mort et son Orchestre (musique pour scène de série B où l’orchestre, mené par Christophe Salengro, joue sous hypnose), Il buio (avec Chloé Mons, pour un florilège de reprises de standard américains et italien — avec Adamo, himself, en guest-star), et dernièrement, Mikrokosmos de Belà Bartok avec Marie-Pierre Brébant.
En 2009, il signe la bande originale du film Le Roi de l’Évasion, film réalisé par Alain Guiraudie.

Pour parler de ses occupations, Boussiron dit ce genre de choses : « L’art est quelque chose de facile à faire mais de plutôt difficile à dire… » Et de rajouter : « Être artiste c’est un état pas une fonction, il est donc inutile d’essayer de le faire en permanence. Quatre ou cinq jours par mois peuvent amplement suffire… Toute la question est de savoir vivre
à la hauteur de ses moyens psychologiques, et de bien savoir gérer la notion d’importance. Le sens finit toujours par arriver, et parfois par l’emporter. Et faire de l’art, plutôt que de s’y intéresser, est somme toute une manière de gagner du temps.
 »

Photo : © Philippe Lebruman

Boussiron
Projet(s) associé(s) : Mikrokosmos - Actoral.15