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Médéric Collignon

Médéric Collignon est un « génie » écrit Matthieu Jouan. D’autres le décrivent comme l’homme (très) en vue de l’ONJ. Les qualificatifs se suivent et se ressemblent, au risque d’étouffer la vraie richesse de Médéric Collignon ; cornettiste-bugliste et vosaliste (de beugleur à bugliste il n’y a qu’un pas) jusqu’au-boutiste. Son art polymorphe tire la technique vers des extrêmes où la musique se fait chair et tripes.
Médéric réinvente le chant, cette expression censée prolonger l’instrument (à moins que ce ne soir l’inverse), dévoilant des pouvoirs musicaux trop oubliés, instaurant une connivence immédiate avec l’auditeur. Collignon renoue en toute jubilation avec la lignée peu fournie des dynamiteurs du vieil art moderne. Chanteur-instrumentiste, il réinvente la dimension scénique du souffle, mettant tout le monde d’accord. Directement au cœur, comme un boxeur ! Signalons, pour ceux que cela pourrait intéresser, qu’il s’est révélé à un large public au sein de l’Orchestre National de Jazz (couvée Claude Barthélémy) et participe depuis peu au nouveau quartette de Louis Sclavis.

Photo : © Alexandre Lacombe

Collignon
Projet(s) associé(s) : Concert - Actoral.2