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Eva Doumbia

Née en 1968 dans la banlieue du Havre, Eva Doumbia se définit comme métisse autant du point de vue ethnique, culturel que social. Le milieu familial où elle grandit brasse ouvriers syndiqués, travailleurs immigrés, étudiants africains, enseignants banlieusards. Ce sont ces brassages qui détermineront la forme et le fond de son travail.
Après un DEUG en Lettres modernes et des Études théâtrales à l’Université de Provence, elle se forme à l’Unité Nomade de Formation à la mise en scène auprès de Jacques Lassalle, Krystian Lupa (mise en scène) , André Engel/Dominique Müller (dramaturgie et mise en scène), Pierre Mélé/André Serré/Marion Hewlett (stage technique au TNS).
Depuis 1999 et la création de La part du Pauvre/Nana Triban, son travail est une tentative de pont culturel entre Marseille où elle vit et l’Afrique (Abidjan, Bamako, Ouagadougou, Niamey, Brazzaville, Libreville).
Le Continent africain est pour elle un creuset symbolique et poétique : elle crée (parfois pour la première fois en France) les textes de jeunes auteurs (Aristide Tarnagda, Dieudonné Niangouna, Léonora Miano, Marie-Louise Bibish Mumbu). Raconte avec eux des histoires de migrations, de métissages, d’esclavage.
En 2007 elle va pour la première fois au Brésil et commence à y monter des projets en lien avec la question du métissage.
La même année, Alain Fourneau, qui dirige le Théâtre des Bernardines où elle créé et joue régulièrement, lui propose d’être artiste associée.
D’Edward Bond, elle a créé Maison d’Arrêt dans deux versions, l’une avec des comédiens français en 1999, la seconde avec un groupe ivoirien en 2002. Lors de sessions de formations avec de jeunes acteurs en Afrique, elle propose comme base Pièce de guerre au Niger, Mardi au Burkina Faso.

Photo : © Larry Luxner

Doumbia
Projet(s) associé(s) : Sous-chambre - Actoral.10