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Angelica Liddell

C’est en 2010 que le public de théâtre francophone découvre Angélica Liddell au Festival d’Avignon : elle y présente deux pièces coups de poing, El año de Ricardo et La Casa de la fuerza. Elle travaille pourtant à Madrid avec sa compagnie Atra Bilis depuis 1993, mais jusque-là dans des réseaux de diffusion plus marginaux, plus performatifs. Chacun de ses spectacles est une tentative de rédemption. Elle prend la douleur du monde sur le plateau, en elle, déplace la sauvagerie de certains dysfonctionnements collectifs sur l’intime de son propre corps, et cherche une expiation dans le geste artistique, même s’il faut pour cela aller jusqu’à la violence, l’épuisement, la mise en danger. Auteure, metteure en scène, performeuse, Angélica Liddell est une artiste extra-ordinaire, toujours sur le fil d’un rasoir qui hésite à trancher entre la réalité et la fiction. En 2011, elle présente Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme : un projet d’alphabétisation, qui décline en français un abécédaire de la méfiance. Elle est maintenant entrée dans une série de pièces sur la résurrection, faite de You Are my Destiny (Lo stupro di Lucrezia), Tandy et Carta de San Pablo a los Corintios.

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