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Alain Farah / Nathalie Quintane

Matamore n° 29 / Tomates

Le 12 octobre à 19h00
Le 12  octobre à 19h00

Librairie-Galerie Histoire de l’Œil

Durée estimée : 1h

8€

Alain Farah propose quatre épisodes extraits de son premier roman, Matamore n° 29. Ce texte met en scène l’agent Mariage, envoyé en mission sentimentale. Matamore suractif, il s’éprend d’une grande blonde polonaise et finit par assassiner Kennedy une seconde fois, à l’aide d’un canon étrange. Du Caire à Paris en passant par Dallas et Los Angeles, voici les aventures d’un écrivain à qui tout arrive, et dont l’alter ego, lancé sur la piste de sa propre vie, se bat sur tous les fronts, réactive le passé, accélère le présent. Galvanisé par des injections de supervitamines, Mariage rencontre une championne de tennis, tombe de Charybde en Scylla, fait la leçon à son employeur, retrouve ses ancêtres phéniciens, se planque dans les cinémas, et disserte sur Joyce et Hamlet – tout ça en combattant l’ennemi intérieur.


Tomates parle de ce qui se passe au moment où il est écrit (2009), de la plante au sommet de l’État. C’est un texte occupé. Pas seulement par moi, malgré les apparences. Un texte occupé par l’imposition d’un style, comme ils disent, par un ton, par des faits, par des manières de rapporter ces faits.
De cette occupation, je n’ai pu me défendre que par une préoccupation – une inquiétude. Et par un amateurisme acharné en tout (de la culture des tomates à la culture tout court, de la politique à l’autobiographie). Il ne faudrait pas en attendre une définition, ou une description, valides (encore moins validées) du fascisme, par exemple, même s’il en est souvent question. Je crois qu’on y repère par moments des bribes d’essai, de critique littéraire, une conversation romanesque autofictive, des pamphlets en trois lignes, un lot de syllogismes, et toutes sortes de ressemblances ponctuelles avec des genres existant ou ayant existé. Cela dit, comme je l’ai écrit d’une traite, il me semble qu’il peut se lire d’une traite ; traversé, accompagné, par l’inquiétude – ou l’impression durable d’avoir les boules que je ne pense pas être la seule à avoir ressentie cette année-là.
Nathalie Quintane

Matamore n°29, Laureli/Léo Scheer, 8 septembre 2010.

En partenariat avec la librairie Histoire de L’Oeil & Laureli/Léo Scheer

Photo : © DR

Alain Farah / Nathalie Quintane
Biographie(s) associée(s) : Alain Farah
Nathalie Quintane