Raphaël Botiveau, Maïssa Elydja Olivier, Alice Boivin
RéserverRaphaël Botiveau, Maïssa Elydja Olivier et Alice Boivin, tous·tes trois lauréat·es de la Fondation Meyer et en résidence à Marseille à l'automne 2025, présenteront des extraits de leurs travaux à l'occasion d'une soirée de restitution organisée en partenariat avec le GMEM.
Raphaël Botiveau – Gelures
À partir d’images d’archives, Raphaël Botiveau co-écrit un film avec Hélène Baillot, qui met en relation deux expériences radicalement différentes de la montagne : celle de Mamadou Bah, exilé franchissant la frontière italo-française à travers les Alpes, et celle d’Élisabeth Revol réalisant l’ascension du Nanga Parbat au Pakistan. La gelure, qui les relie comme une blessure partagée, définit une condition étrangement commune que le film interroge. Accompagné de sa co-autrice Hélène Baillot, il lira une partie de son travail d’écriture en dialogue avec des images d’archives.
Raphaël Botiveau est né en 1981. Il a suivi des études de sociologie et de science politique. Sa thèse de doctorat, préparée entre Paris, Rome et Johannesburg, est parue sous le titre Organise or Die? Democracy and Leadership in South Africa’s National Union of Mineworkers. Son parcours se situe à la croisée des sciences sociales, du cinéma et de l’art vidéo. Diplômé du Fresnoy, il a remporté le prix Studio Collector en 2017. Son travail a été diffusé entre autres par les Rencontres internationales sciences et cinéma de Marseille, le FRAC Sud, les Entrevues de Belfort ou l’International Documentary Filmfestival Amsterdam.
Maïssa Elydja Olivier – Nous on croit, et Dieu rigole
« Nous on croit, et Dieu rigole » est le premier projet de long métrage de Maïssa Elydja Olivier. Elle s’y inspire de l’histoire d’amour de ses parents et de son propre rapport à leur trajectoire. À travers ce récit autofictionnel, elle souhaite explorer avec subtilité la parentalité en mettant en lumière des épreuves, des blessures et des choix qui marquent profondément les enfants. Comment vivre avec ce que nos parents nous transmettent ? Qu’est-ce que qu’on l’on reproduit ou non de leur héritage ? La réalisatrice traverse ses questions à travers le parcours et la voix de son avatar de fiction, Nour. Pour la présentation publique de son travail, elle lira, en duo avec sa mère, une lettre écrite par cette dernière il y a 25 ans, lorsque sa fille avait six mois, en lien avec le départ de son père. Maïssa lira en réponse, une lettre écrite aujourd’hui.
Maïssa Elydja Olivier est née en 2000. Elle a suivi des études à la CinéFabrique de Lyon dont elle est diplômée en 2024. Elle est réalisatrice et cheffe opératrice. Son court métrage Rita et Adam a été sélectionné au Festival européen du film court de Brest et Lauréat du prix d’interprétation au Festival Cinébanlieue.
Alice Boivin – Un geste sans gravité
Un geste sans gravité est une pièce chorégraphique pour trois interprètes et une corde. Par plusieurs danses, la gravité apparaît et met en relief les actions-réactions aux lois physiques et humaines de l’équilibre et des relations. La pensée de la cinétographie Laban et Blüme im Hinterhoff, solo de Jo Mihaly, infusent la pièce. Le processus d’écriture se construit dans un va et vient continu entre le plateau et la partition. Alice Boivin est accompagnée dans son travail par le musicien Artem Naumenko, les interprètes Vincent Dupuy et Laure Desplan, et les regards extérieurs de Noëlle Simonet (Laban), Mary Chebbah et Odile Rouquet. Accompagnée de Laure Desplan et Vincent Dupuy, elle présentera une étape de travail, ainsi que les partitions et supports d’écriture.
Alice Boivin est née en 1996. Danseuse, chorégraphe et notatrice Laban, elle s’est formée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en danse contemporaine puis en écriture Laban. Elle travaille avec Aurélie Berland, Véronique His, Aude Lebihan et Mathilde Rance entre autres et prend part à des créations collectives. Elle a créé la compagnie TohuBohu qui rassemble créations et pratiques chorégraphiques et participe à un lieu collectif d’expériences artistiques à Lyon. Elle a été accompagnée par le Centre national de la danse comme « artiste en expérimentation » pour la saison 2024-2025.
Alice Boivin est également accueillie en résidence au GMEM, au studio Marseille Objectif Danse et à La Cômerie.
Sortie de résidence
Friche la Belle de Mai I GMEM
Gratuit sur réservation
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Depuis 2023, la Fondation Meyer développe un programme de résidence dédié aux jeunes créateur·ice·s dans le champ des écritures. Il s’adresse à des professionnel·le·s qui souhaitent développer un projet dans le domaine de la musique ou de la danse, du cinéma, de la littérature, du théâtre, de la recherche ou du journalisme. D’une durée moyenne de trois mois, il réunit les lauréat·e·s dans un lieu de résidence à Marseille. Les présentations publiques qui accompagnent le parcours de résidence permettent aux artistes de livrer un instantané de leur travail et de partager les enjeux de leur recherche. Le GMEM – centre de création musicale à Marseille, est associé au programme de la Fondation Meyer aux côtés du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMD), de la CinéFabrique (Lyon, Marseille), du Festival Actoral, du Mucem, de l’École supérieure de journalisme de Lille et du festival d’Avignon.